Le Rojava face à la menace.
L'Auto Administration se prépare à une nouvelle invasion turque depuis que le dictateur ottoman à annoncé son intention d'envahir les régions pacifiques de Tal Rifat et de Manbij. Dans une déclaration, le commandant en chef des Forces Démocratiques Syriennes a estimé qu'en cas d'attaque les FDS pourraient être amenées à collaborer avec les troupes du régime Syrien dans le but de défendre le territoire mais aussi de libérer les zones qui sont déjà sous occupation turque. Il insiste sur le fait que les erreurs commises durant la dernière intervention turque ont été corrigées. En effet le régime Syrien était bien intervenu mais assez tardivement et de façon relativement désordonnée. On avait noté un grave manque de coordination entre les deux armées. Il semble que cette fois ci les canaux de communication entre l'Auto Administration et le régime Syrien aient été activés bien avant une éventuelle attaque et que la situation ait été évaluée très en détail par les deux parties. Sur le terrain, plusieurs mouvements de troupes importants ont été rapportés. Le régime Syrien à envoyé une grande quantité de renforts et d'armes lourdes à Tal Rifat, Manbij, Aïn Issa et Tal Tamir, soit sur l'ensemble de la ligne de front. Certains rapports font même état du déploiement d'une défense antiaérienne sur ces zones. Si ces informations ne sont pas formellement confirmées pour le moment on note toutefois que des préparatifs sont effectués, que la menace est prise au sérieux et que les FDS se préparent à entrer dans un conflit qui ne sera pas seulement défensif.
Quelle menace exactement?
Au delà des vociférations sanguinolentes du dictateur turc, on constate aussi que certains préparatifs se font du côté des jihadistes pro turcs. De fortes mobilisations ont lieu actuellement à Azaz et des objectifs ont même été publiés dans la "presse" turque. Il s'agirait pour les jihadistes de prendre la base aérienne de Minaq située au Nord de Tal Rifat pour s'en servir comme base arrière en vue d'une prise complète de la région. Pour la région de Manbij, le pont de Qere Qozak qui enjambe l'Euphrate et le barrage de Tishrin sont désignés comme deux objectifs majeurs. La prise du barrage permettrait à la turquie d'installer des entreprises turques pour voler l'électricité produite et la prise du pont ouvrirait une route directe (via la M4) sur Aïn Issa tout en coupant Manbij et Kobanî du reste du Rojava. La deuxième armée de l'OTAN croit-elle vraiment en ce plan? C'est possible. De la part d'un pays qui revendique officiellement la propriété territoriale de la Lune tout est possible.
Plus sérieusement la menace que fait peser l'éventualité d'une nouvelle attaque turque sur le Rojava nous concerne tous. Non seulement les conséquences humanitaires seraient catastrophiques (des centaines de milliers de déplacés) mais les conséquences sécuritaires le seraient tout autant. En effet, une attaque sur le Rojava signifierait à coup sur une renaissance de l'organisation terroriste daesh, organisation aidée matériellement et financièrement par l'état fasciste turque. N'oublions jamais que les attentats du Bataclan sont partis de la ville de Manbij qui était à l'époque sous contrôle de daesh et qui servait de plaque tournante pour les recrues étrangères de l'organisation barbare. Manbij était d'ailleurs le lieu d'arrivées des daesh Français à tel point que la ville était surnommée "la petite France". Cette menace que fait planer le dictateur turc concerne donc le monde entier.
Plus que jamais nous devons soutenir nos alliés vainqueurs de cette bête immonde qu'est daesh, pour que le Rojava soit la tombe du fascisme turc!