Afrin : l'explosion.
Hier soir, la ville d'Afrin, occupée par la turquie, a été le témoin de manifestations massives et violentes. C'est la hausse des tarifs de l'électricité qui a été le pont de départ de la protestation. Le bâtiment de la compagnie d'électricité (une société turque) a été pris d'assaut par les manifestants, totalement dévasté et incendié. Très vite les revendications des manifestants ont concerné l'administration, l'insécurité et la corruption. La manifestation économique s'est transformée en manifestation politique. Les manifestant ont attaqué le siège du Conseil Local et brûlé les portrait du dictateur turc. La contestation s'est étendue à Jandaris, au Sud Ouest du canton puis à des villes situées dans d'autres territoires occupés telle que Al Bab ou Maree. Plus tôt dans la journée des manifestations s'étaient déroulées à Idlib contre l'occupant turc et contre les menaces d'une nouvelle opération transfrontalière turque. Si à Idlib les choses se sont déroulées dans un calme relatif, les autres manifestations ont été réprimées par la police militaire turque qui a ouvert le feu sur les manifestants.
Ce ne sont pas les premières manifestations du genre. dès la fin Août 2019, les colons installés à Afrin par le dictateur turc manifestaient déjà contre l'insécurité, l'inflation galopante, les enlèvements, les exécutions sommaires, les viols, et les pillages perpétrés par les factions pro turcs, véritables mafia travaillant pour l'état fasciste turc. Ce qui est nouveau dans les événements d'hier soir c'est que des membres de ces factions se sont rangés du côté des manifestants en s'affrontant à la police militaire turque.
Si l'élément déclencheur de ces manifestations est la hausse des tarifs de l'électricité c'est dans la politique colonialiste de l'état fasciste turc que se trouvent les véritables raisons de la colère. L'annonce par le dictateur turc d'une nouvelle opération en Syrie démontre que la turquie se sert des populations Syriennes pour renforcer son régime autoritaire et rétablir l'empire ottoman dans ses anciennes frontières. Cette partie de la population Syrienne, un temps séduite par le soutien apporté par erdogan aux rebelles Syriens, prend lentement conscience des conséquences de la présence turque en Syrie. Ces manifestations ne sont pas les premières et on peut raisonnablement penser qu'elles ne sont pas les dernières.
Ce matin les réseaux de communication de l'état fasciste turc relatent les faits en expliquant que la population est manipulée par des terroristes du YPG. Ceci ne fait qu'augmenter la colère des populations qui cherchent à se faire entendre.
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